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Le contrôle technique moto suscite de nombreuses interrogations et alimente régulièrement les débats parmi les motards et les professionnels du secteur.

Entre annonces officielles, rumeurs persistantes et évolutions réglementaires, il devient parfois difficile de s’y retrouver.

Quelles sont les obligations réelles en France ? Qu’en est-il des décisions prises au niveau européen ? Tour d’horizon des dernières évolutions et des enjeux majeurs pour les propriétaires de deux-roues motorisés.

Le contrôle technique moto en France : une obligation progressive

Depuis 2024, la France a instauré un contrôle technique obligatoire pour les motos, scooters et autres deux-roues motorisés, suivant un calendrier progressif selon l’année de mise en circulation des véhicules.

Cette mesure, issue d’une volonté nationale et d’engagements européens en matière de sécurité routière, concerne d’abord les modèles les plus anciens, avant de s’étendre aux véhicules plus récents d’ici 2026.

L’objectif affiché est double : renforcer la sécurité en détectant les défaillances techniques et limiter l’impact environnemental des engins mal entretenus.

Malgré une forte mobilisation des motards, le dispositif s’inscrit désormais durablement dans la réglementation française, avec des contrôles adaptés aux spécificités des deux-roues.

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Modalités et spécificités du contrôle technique pour les deux-roues

Le contrôle technique des deux-roues motorisés, qu’il s’agisse de motos, scooters, tricycles ou quadricycles légers, se distingue par des vérifications ciblées : freins, éclairage, émissions polluantes, bruit, état des pneus et éléments de sécurité.

Contrairement à l’automobile, l’examen reste allégé pour tenir compte de la structure spécifique des deux-roues. La première visite intervient quatre ans après la mise en circulation, puis tous les deux ans.

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En cas de non-respect, les contrevenants s’exposent à une amende forfaitaire de 135 euros et à une possible immobilisation du véhicule.

Outre le risque financier, l’absence de contrôle peut compliquer l’indemnisation en cas d’accident, soulignant l’enjeu sécuritaire et légal pour les motards.

Je fais attention à l’entretien de ma moto, mais le contrôle technique ajoute une contrainte de plus. Ce qui m’inquiète surtout, c’est l’impact en cas d’accident si un papier manque.Julien, 38 ans, technicien de maintenance et motard quotidien

Le cadre européen : absence d’obligation généralisée pour les motos

Au niveau européen, l’Union européenne n’impose pas de contrôle technique obligatoire pour les motos et scooters, laissant chaque État membre libre d’adopter ou non une telle mesure.

Cette exclusion officielle, confirmée lors des récentes révisions du “paquet contrôle technique”, s’appuie sur des statistiques montrant que les défaillances techniques sont rarement à l’origine des accidents de deux-roues.

Les associations de motards, soutenues par la FEMA et la FIM, ont plaidé pour une approche axée sur la formation, la prévention et l’amélioration des infrastructures.

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Si certains pays, comme la France, ont choisi d’instaurer un contrôle, d’autres privilégient des alternatives, illustrant la diversité des politiques nationales en matière de sécurité des motards.

 

Alternatives et perspectives pour la sécurité des motards

Face à l’absence d’obligation européenne, de nombreuses associations de motards et certains États privilégient des solutions alternatives au contrôle technique.

La formation continue des conducteurs, la sensibilisation au partage de la route et l’amélioration des infrastructures (revêtements, signalisation, glissières adaptées) sont au cœur des stratégies défendues.

Améliorer la formation et les infrastructures aurait, selon moi, un impact plus direct sur la sécurité que des contrôles techniques systématiques. Le comportement et l’environnement routier restent déterminants.Marc, 52 ans, formateur en conduite moto

Par ailleurs, l’intégration de technologies d’assistance, comme l’ABS ou l’éclairage intelligent, gagne du terrain. En France comme ailleurs, ces approches visent à réduire l’accidentologie en agissant sur le facteur humain et l’environnement routier.

À l’avenir, l’accent pourrait être mis sur des programmes de prévention renforcés et des contrôles ciblés, pour une sécurité mieux adaptée aux spécificités des deux-roues.