La fiscalité automobile des entreprises connaît une transformation majeure en 2025, marquée par de nouvelles obligations et des évolutions réglementaires inédites.
Entre incitations à la transition écologique et durcissement des règles pour les véhicules les plus polluants, les gestionnaires de flotte doivent désormais composer avec un environnement fiscal en pleine mutation.
Cette nouvelle donne impose une anticipation rigoureuse et une adaptation stratégique pour maîtriser les coûts, optimiser la gestion du parc et saisir les opportunités offertes par la mobilité durable. Les enjeux sont considérables pour toutes les entreprises concernées par la gestion de véhicules professionnels.
Les nouvelles taxes automobiles pour les entreprises à partir de 2025
À compter de 2025, la fiscalité automobile des entreprises françaises connaît un tournant décisif avec la suppression définitive de la TVS, remplacée par deux taxes environnementales distinctes : l’une sur les émissions de CO₂, l’autre sur les polluants atmosphériques.

S’ajoute une nouvelle taxe spécifique visant les flottes de plus de 100 véhicules, incitant les entreprises à intégrer davantage de modèles à faibles émissions.
Ces mesures, entrées en vigueur à compter du 1er mars 2025, ciblent principalement les véhicules de tourisme et certains utilitaires, tout en prévoyant des exemptions pour les véhicules agricoles, de transport public ou d’auto-école.
L’objectif affiché : accélérer la transition vers des flottes plus propres et aligner la fiscalité sur les enjeux environnementaux actuels.
Tableau comparatif des nouvelles taxes automobiles
| Type de taxe | Véhicules concernés | Particularités | Date d’entrée en vigueur |
|---|---|---|---|
| Taxe CO₂ | Tous les véhicules | Barème progressif selon émission | 1er mars 2025 |
| Taxe polluants atmosphériques | Véhicules de tourisme et certains utilitaires | Progression annuelle jusqu’en 2027 | 1er mars 2025 |
| Taxe spécifique grandes flottes | Flottes > 100 véhicules | Quota 20 % de véhicules à faibles émissions | 1er mars 2025 |
Barèmes, calculs et évolution des taxes : quels impacts concrets pour les flottes ?
À partir de 2025, le calcul des taxes s’est intensifié : la taxe sur les émissions de CO₂ et celle sur les polluants atmosphériques reposent sur des barèmes progressifs, renforcés chaque année jusqu’en 2027.
Par exemple, le malus écologique s’appliquera dès 118 g/km de CO₂ en 2025, avec un seuil abaissé à 1,5 tonne pour le malus au poids. La nouvelle taxe incitative impose aux grandes flottes un quota de 20 % de véhicules à faibles émissions.
La fin de l’exonération pour les hybrides rechargeables alourdit la facture, poussant les entreprises à accélérer l’électrification de leur parc pour limiter l’impact budgétaire.
Conséquences pour la gestion et la stratégie des flottes d’entreprise
Face à la montée en puissance des taxes environnementales, les entreprises doivent impérativement revoir leur gestion de flotte. L’anticipation des surcoûts devient un enjeu majeur : conserver des véhicules anciens ou fortement émetteurs risque de déséquilibrer les budgets, d’autant que les hausses fiscales sont programmées jusqu’en 2027.
Intégrer ces évolutions dans la planification budgétaire permet non seulement d’éviter des pénalités élevées, mais aussi de bénéficier d’avantages financiers en privilégiant les modèles à faibles émissions.
À l’inverse, une mauvaise anticipation expose à des charges imprévues et à une perte de compétitivité, soulignant l’importance d’une stratégie proactive et d’outils de simulation adaptés pour piloter la transition.
Outils, solutions et recommandations pour s’adapter à la nouvelle fiscalité
Pour accompagner la transition, de nombreux outils de simulation permettent désormais d’évaluer précisément l’impact des nouveaux barèmes fiscaux sur chaque scénario de renouvellement de flotte.
Les gestionnaires peuvent ainsi comparer les coûts entre véhicules thermiques, hybrides et électriques, et anticiper les pénalités liées au non-respect des quotas de véhicules à faibles émissions.
L’optimisation passe aussi par la formation à l’éco-conduite, l’intégration de solutions de mobilité alternatives (autopartage, covoiturage) et la veille réglementaire active.

Enfin, il est crucial d’anticiper les délais de livraison, parfois longs pour certains modèles électriques, en diversifiant les fournisseurs ou en recourant à la location courte durée pour garantir la continuité d’activité.
