L’Allocation aux adultes handicapés (AAH) demeure un pilier essentiel du soutien aux personnes en situation de handicap en France.
À l’approche de 2026, de nombreuses questions émergent sur les conditions d’accès, les montants, les démarches à suivre ou encore la possibilité de cumuler l’AAH avec d’autres aides. Les évolutions législatives récentes, notamment concernant le maintien de l’AAH en cas d’incarcération, suscitent également l’attention.
Comprendre le fonctionnement de cette allocation, ses règles de versement et les droits qui y sont associés permet d’anticiper sereinement l’avenir et de sécuriser ses ressources.
Les conditions d’attribution et le montant de l’AAH en 2026
En 2026, l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) demeure un soutien financier crucial pour les personnes en situation de handicap.
Pour en bénéficier, il faut présenter un taux d’incapacité d’au moins 80 %, ou compris entre 50 % et 79 % avec une restriction durable d’accès à l’emploi, être âgé d’au moins 20 ans (ou 16 ans dans certains cas), résider en France de façon stable, et respecter des plafonds de ressources désormais calculés uniquement sur les revenus personnels grâce à la déconjugalisation.

La demande s’effectue d’abord auprès de la MDPH, puis la CAF ou la MSA assurent le versement selon le régime de sécurité sociale.
Cumul de l’AAH avec la PCH : modalités et avantages
En 2026, il est possible de cumuler l’AAH avec la Prestation de compensation du handicap (PCH), deux aides complémentaires.
La PCH vise à financer les besoins liés à la perte d’autonomie. Son attribution dépend de l’évaluation des difficultés dans la vie quotidienne par la MDPH, sans condition de ressources, bien que le niveau de prise en charge varie selon les revenus.
La demande est simplifiée : un dossier unique auprès de la MDPH permet de solliciter simultanément l’AAH et la PCH. Ce cumul offre un soutien financier renforcé, essentiel pour améliorer la qualité de vie des personnes en situation de handicap.
Maintien de l’AAH pour les personnes incarcérées : état des lieux en 2026
Face au projet initial de suppression de l’AAH pour les détenus, l’Assemblée nationale a finalement opté pour le maintien du dispositif, sous la pression des associations et de nombreux élus.
En 2026, l’allocation reste donc accessible en prison, mais selon des règles spécifiques : elle est réduite à 30 % du montant habituel après 60 jours d’incarcération pour les personnes sans charge de famille, tandis qu’elle est maintenue à 100 % pour celles ayant un enfant ou un ascendant à charge.
À la libération, le versement à taux plein reprend automatiquement. Cette décision évite une précarisation accrue des allocataires concernés et garantit un minimum de ressources, essentiel pour préserver leur dignité et soutenir leurs proches.
Points de vigilance et suivi des droits à l’AAH
La gestion de l’AAH impose une vigilance constante : tout changement de situation (revenus, composition familiale, état de santé) doit être signalé sans délai à la CAF ou à la MSA.
Un oubli ou une erreur de déclaration peut entraîner un trop-perçu, une suspension, voire un remboursement des sommes indûment perçues. Le suivi du dossier s’effectue via l’espace personnel en ligne de l’organisme payeur, permettant de vérifier les paiements et d’actualiser ses informations.
Comprendre le rôle de la MDPH (évaluation), de la CAF/MSA (versement) et du bénéficiaire (déclaration) est essentiel pour sécuriser ses droits. En cas de litige ou de retard de paiement, un recours gracieux ou contentieux peut être engagé auprès des organismes concernés ou du tribunal administratif.
