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À l’horizon 2026, de nouvelles mesures promettent de transformer la gestion des droits de succession en France. Face à la complexité et à la pression financière que représente le règlement de cet impôt, des solutions innovantes voient le jour pour faciliter la transmission du patrimoine.

Héritiers, familles et entrepreneurs pourront ainsi bénéficier de dispositifs plus souples, adaptés à la réalité des successions composées de biens immobiliers ou d’actifs peu liquides.

Une évolution attendue qui pourrait bien changer la donne pour préserver le patrimoine familial et éviter les ventes précipitées.

Nouveautés 2026 : un paiement fractionné des droits de succession plus accessible

À partir de 2026, la législation sur les droits de succession évolue pour offrir aux héritiers une solution plus souple face à la lourde facture fiscale. Désormais, le paiement fractionné devient plus accessible, avec un taux d’intérêt abaissé à 2 %, contre 2,3 % auparavant, et des modalités d’étalement assouplies.

Cette réforme vise à éviter la vente précipitée de biens immobiliers, souvent imposée par l’obligation de régler les droits sous six mois.

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Dans un contexte où la transmission de patrimoine concerne fréquemment des actifs peu liquides, cette mesure répond à la demande croissante de préserver le patrimoine familial sans subir de décote liée à une cession en urgence.

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Paiement fractionné et différé : conditions, modalités et intérêts

Le paiement fractionné permet d’étaler le règlement des droits de succession sur un à trois ans, sous réserve que plus de la moitié de l’héritage soit constituée de biens non liquides, comme des immeubles ou des titres non cotés.

L’administration fiscale exige généralement des garanties, telles qu’une hypothèque, pour accorder cet échelonnement. En cas de démembrement de propriété, l’héritier nu-propriétaire peut bénéficier d’un paiement différé, sans intérêts, jusqu’à la réunion de l’usufruit et de la nue-propriété, par exemple au décès de l’usufruitier.

Ce dispositif, à solliciter lors de la déclaration de succession, offre un répit financier précieux, évitant la vente précipitée d’actifs familiaux.

Paiement fractionné ou différé : comprendre les différences pour faire le bon choix

Dispositif Principe Durée Intérêts
Paiement fractionné Étaler le règlement des droits 1 à 3 ans Taux réduit
Paiement différé Reporter le paiement jusqu’à un événement futur Variable Aucun intérêt dans certains cas

Procédure à suivre et démarches auprès de l’administration fiscale

Pour solliciter un paiement fractionné ou différé, la demande doit être déposée auprès du service des impôts compétent, idéalement lors de la déclaration de succession établie par le notaire.

Le dossier doit inclure une lettre motivée, l’accord écrit de tous les cohéritiers, la liste détaillée des biens transmis et, le cas échéant, les garanties proposées (hypothèque, caution). Le notaire joue un rôle central dans la constitution et la transmission du dossier.

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L’administration dispose de plusieurs mois pour statuer, en appréciant la part de biens non liquides et la solidité des garanties. Pour maximiser l’acceptation, il est conseillé d’anticiper la démarche et de fournir un dossier complet et argumenté.

Cas particuliers : transmission d’entreprise et taux réduits, des leviers pour préserver le patrimoine

La transmission d’entreprise bénéficie d’un régime particulièrement avantageux : sous conditions, le taux d’intérêt pour le paiement fractionné tombe à 0,6 %, avec la possibilité de différer le paiement jusqu’à cinq ans, puis de l’étaler sur dix ans.

Ce dispositif, crucial pour les héritiers d’actifs professionnels ou immobiliers peu liquides, limite le risque de cession forcée à perte.

En anticipant la succession et en préparant minutieusement le dossier, les familles peuvent ainsi préserver l’intégrité de leur patrimoine et assurer la pérennité des entreprises familiales. Ces mesures illustrent l’importance d’une planification successorale proactive pour optimiser la gestion des droits et protéger les actifs transmis.