500

Les règles fiscales évoluent et l’épargne des Français se retrouve une nouvelle fois au cœur des débats. De nombreux détenteurs de produits d’épargne vont devoir composer avec des changements majeurs concernant la fiscalité de leurs placements.

Entre nouvelles mesures, taux en hausse et impacts concrets sur les gains, la question de la rentabilité de l’épargne se pose plus que jamais. Tour d’horizon des évolutions à venir et de leurs conséquences pour les millions d’épargnants concernés.

Augmentation de la CSG et des prélèvements sociaux sur l’épargne en 2026 et 2027

Adoptée dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) sur l’épargne est entrée en vigueur en 2026. Le taux de CSG appliqué à de nombreux produits d’épargne est ainsi passé de 9,2 % à 10,6 % en 2026, puis grimpera à 11,2 % en 2027.

 

Cette évolution entraîne une augmentation globale des prélèvements sociaux, qui atteignent 18,6% en 2026 et 19,4% en 2027. Cette mesure, vise à renforcer le financement de la protection sociale, mais impacte directement la rentabilité des placements tels que les PER, PEL, CEL, PEA ou encore les comptes titres et livrets non réglementés.

Investir en SCPI
Lire aussi :  Ce n’est pas une blague, des mineurs ont reçu des taxes d’habitation à payer partout en France

Les produits d’épargne concernés par la hausse

La réforme touche une large palette de produits d’épargne détenus par les Français. Sont concernés les 12,5 millions de titulaires d’un Plan d’Épargne Retraite (PER), les 9 millions de détenteurs d’un Plan Épargne Logement (PEL), ainsi que les 5 millions de comptes épargne logement (CEL).

Les 7,3 millions de souscripteurs d’un Plan d’Épargne en Actions (PEA) et les 4,6 millions de bénéficiaires d’un Plan d’Épargne Entreprise (PEE) sont également impactés.

À cela s’ajoutent les livrets non réglementés, comptes à terme, comptes titres et dividendes, dont les intérêts et plus-values seront désormais soumis à des prélèvements sociaux plus élevés, réduisant d’autant la performance nette de ces placements.

Modalités d’application de la nouvelle fiscalité selon les produits

La hausse des prélèvements sociaux s’applique de façon différenciée selon la nature des produits d’épargne et la date de génération des intérêts. Pour les PEL, CEL, CAT et livrets non réglementés, seuls les intérêts générés à partir du 1er janvier 2026 sont soumis au nouveau taux de 18,6%.

Sur les PEE, la fiscalité dépend de la date des versements : ceux effectués après le 1er janvier 2018 relèvent du nouveau taux, les plus anciens restent à 17,2%. Pour les PER, la taxation s’applique sur les plus-values lors du retrait, ou sur une fraction de la rente selon l’âge de l’épargnant.

Lire aussi :  Des géants français bientôt appelés à payer plus d’impôts, l’inquiétude monte chez les salariés !

Enfin, les comptes titres et PEA voient leurs plus-values et dividendes imposés au nouveau taux dès 2026, y compris pour des opérations réalisées en 2025.

Conséquences pour les épargnants et disparités d’impact

Concrètement, la hausse des prélèvements sociaux réduit le rendement net des placements, mais son impact varie selon le produit et la date d’investissement. Par exemple, un PEL ouvert avant 2026 conserve l’ancien taux de 17,2% sur les intérêts acquis avant cette date, mais les gains générés ensuite seront taxés à 18,6%, soit une perte de 14 euros pour 1 000 euros d’intérêts.

 

Sur un PER, un retrait en capital de 10 000 euros de plus-value entraînera 1 860 euros de prélèvements sociaux, contre 1 720 euros auparavant.

J’ai commencé à diversifier mon épargne récemment et je découvre que mes placements récents sont plus taxés que ceux ouverts il y a plusieurs années. Cela me pousse à revoir mes choix pour les prochains investissements.Laurent, 42 ans, cadre commercial

Les détenteurs de PEE ou de comptes titres ayant réalisé des versements ou des opérations récentes seront donc plus lourdement touchés, accentuant les écarts entre épargnants selon leur stratégie et l’ancienneté de leurs placements.