Ce que le budget 2026 pourrait changer pour votre retraite et votre épargne ?

Le projet de loi de finances 2026 suscite de nombreuses interrogations et cristallise les tensions autour de la fiscalité, des retraites et de la gestion du patrimoine.

Entre débats parlementaires animés, mesures fiscales inédites et ajustements sur les revenus du capital, les évolutions à venir pourraient impacter durablement les contribuables et les investisseurs.

Les discussions en cours laissent entrevoir des changements majeurs, tandis que les incertitudes persistent quant à l’adoption définitive du texte et à la mise en œuvre des principales réformes annoncées.

Calendrier et principales mesures du projet de loi de finances 2026

Le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 suit un calendrier parlementaire serré, avec une première lecture au Sénat jusqu’au 15 décembre, avant une possible commission mixte paritaire.

La Constitution impose un délai de 70 jours, expirant le 23 décembre, pour l’adoption définitive du texte, faute de quoi le gouvernement pourrait légiférer par ordonnances. Parallèlement, le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) a été rejeté par le Sénat et doit revenir à l’Assemblée nationale pour un ultime vote.

Avec ces nouvelles règles, il va falloir revoir mes placements pour optimiser la fiscalité sur mes dividendes.Julien, 35 ans, investisseur particulier

Ce contexte tendu reflète les débats intenses sur les orientations budgétaires, alors que plusieurs mesures fiscales majeures, dont la hausse de la CSG sur certains revenus du capital, sont en discussion.

Hausse de la CSG sur les revenus du capital : nouveaux taux et modalités

Le projet de loi prévoit une augmentation de la CSG sur certains revenus du capital, passant de 9,2 % à 10,6 %. Cette mesure, applicable dès 2026, portera le total des prélèvements sociaux à 18,6 % (contre 17,2 % actuellement), ce qui rehausse le taux global du PFU (« flat tax ») à 31,4 %.

Pour les travailleurs non-salariés, la CSG sur les dividendes soumis aux cotisations sociales demeure à 9,2 %. Les modalités d’application varient selon la nature des revenus et la date de réalisation, renforçant la complexité du dispositif fiscal.

ge en 2026

En 2026, les pensions de retraite devraient bénéficier d’une revalorisation indexée sur l’inflation, écartant ainsi tout gel des montants.

Par ailleurs, la suspension de la réforme des retraites est maintenue, l’âge légal de départ reste fixé à 62 ans et 9 mois jusqu’au 1er janvier 2028, avec des modalités spécifiques pour les générations nées entre 1964 et 1968, qui pourront partir un trimestre plus tôt.

Côté fiscalité, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) est reconduite, mais son calcul évolue, l’assiette et l’impôt de référence seront désormais ajustés sans application du quotient, et la CEHR liée aux revenus exceptionnels ne sera prise en compte qu’à hauteur d’un quart, renforçant l’équité du dispositif.

Taxe sur les holdings patrimoniales et réforme de l’IFI : vers une fiscalité du patrimoine renforcée

Le PLF 2026 introduit une nouvelle taxe ciblant les holdings patrimoniales détenant au moins 5 millions d’euros d’actifs, détenues à plus d’un tiers par une personne physique et générant majoritairement des revenus passifs.

L’assiette, recentrée par le Sénat, ne porte plus que sur les actifs immobiliers et biens de luxe (yachts, voitures de sport, chevaux de course…), à l’exclusion des objets d’art exposés au public et des logements loués, avec un taux relevé à 20 %.

Parallèlement, le remplacement de l’IFI par une contribution sur les hauts patrimoines est proposé, seraient concernés les patrimoines supérieurs à 2,57 millions d’euros, incluant résidences, liquidités et biens précieux, mais excluant assurances-vie, PEA et titres. Le barème de l’impôt sur le revenu serait partiellement indexé sur l’inflation dès 2026.

Patrimoine : nouvelles taxes et réforme de l’IFI

  • Holdings patrimoniales : nouvelle taxe de 20 % pour celles dépassant 5 millions d’euros d’actifs, avec exclusion des objets d’art et logements loués.
  • IFI remplacé par contribution sur hauts patrimoines : seuil à 2,57 millions d’euros, incluant résidences, liquidités et biens précieux.
  • Exclusions : assurances-vie, PEA et titres.
  • Barème IR partiellement indexé sur l’inflation dès 2026.