Le marché immobilier français connaît une nouvelle dynamique, portée par des évolutions notables du côté des acheteurs et des conditions de financement. Certaines métropoles tirent leur épingle du jeu, tandis que d’autres peinent à séduire.
Entre hausse des taux de crédit, ajustements des prix au mètre carré et attractivité renouvelée de plusieurs grandes villes, les tendances se dessinent et redéfinissent les opportunités pour les acquéreurs, notamment les primo-accédants.
Un panorama contrasté se profile, marqué par des disparités régionales et une adaptation constante des acteurs face à un environnement économique et politique en pleine mutation.
Rebond de la demande immobilière en France : tendances nationales et disparités régionales
Après une période de ralentissement, la demande immobilière repart à la hausse en France, affichant une progression notable de 11,3 % entre 2024 et 2025. Toutefois, ce regain d’intérêt ne profite pas uniformément à l’ensemble du territoire.
Certaines métropoles tirent particulièrement leur épingle du jeu, à l’image de Nantes (+19,5 %), Montpellier (+17,1 %) et Marseille (+14,4 %), qui séduisent par des prix encore accessibles et une qualité de vie attractive.
Nantes, Montpellier et Marseille : des marchés porteurs pour les acheteurs
Nantes s’impose en tête avec une hausse de 19,5 % des acheteurs sur un an, portée par un prix moyen de 3 610 €/m² et une légère baisse des tarifs (-0,9 %). Montpellier suit avec +17,1 % de demande, malgré une remontée modérée des prix (+1,4 %, 3 426 €/m²).
Marseille complète le trio (+14,4 %), affichant un prix attractif de 3 265 €/m² (+1,7 %). Ces métropoles conjuguent accessibilité, bassin d’emplois dynamique et cadre de vie recherché, des atouts majeurs pour les primo-accédants.
Les villes en difficulté et le cas particulier de Paris
À l’opposé de la dynamique observée dans l’Ouest et le Sud, Lyon (-5,6 %) et Bordeaux (-2,4 %) voient leur demande reculer, pénalisées par des prix élevés et un pouvoir d’achat immobilier en berne.
Paris, quant à elle, reste à la traîne malgré son attractivité : la demande n’y progresse que de 3,2 %, loin de la moyenne nationale. Avec un prix moyen de 9 680 €/m², la capitale demeure hors de portée pour de nombreux ménages, limitant l’accès à la propriété à de petites surfaces.
Ce niveau de prix, couplé à des conditions de crédit plus strictes, freine les projets, en particulier pour les familles et primo-accédants, qui préfèrent patienter ou se tourner vers d’autres métropoles.
Hausse des taux de crédit immobilier : impact sur le marché et perspectives pour 2026
La remontée des taux de crédit immobilier, désormais autour de 3,6 % sur 25 ans, pèse lourdement sur la capacité d’emprunt des ménages. Face à ce contexte, les banques adaptent leurs stratégies en ciblant prioritairement les primo-accédants, qui représentent près de la moitié des nouveaux crédits accordés fin 2025.
Cette orientation s’accompagne d’une plus grande sélectivité et d’une flexibilité accrue via des décotes personnalisées. Si la concurrence bancaire demeure, l’accès au crédit reste conditionné à la solidité des dossiers.
Pour 2026, l’incertitude économique et politique laisse présager un marché toujours exigeant, où l’accessibilité financière et la qualité du projet seront déterminantes pour concrétiser un achat immobilier.