La revalorisation des retraites prévue pour 2026 suscite de nombreuses interrogations chez les futurs et actuels retraités. Entre hausse des pensions, ajustements des plafonds et dispositifs spécifiques selon les profils, les évolutions à venir concernent des millions de personnes.
Comprendre les modalités de cette revalorisation, ses impacts sur le montant des pensions et les différences selon les situations individuelles est essentiel pour anticiper au mieux sa retraite.
Tour d’horizon des principaux changements à connaître pour aborder sereinement cette nouvelle étape.
Revalorisation des pensions de retraite de base en 2026
Au 1er janvier 2026, près de 17 millions de retraités bénéficieront d’une hausse de 0,9 % de leur pension de base, conséquence directe de l’indexation sur l’inflation mesurée par l’Insee.
Cette revalorisation, qui concerne aussi bien le régime général que plusieurs minima sociaux, marque l’abandon du gel des pensions initialement envisagé par le gouvernement.
Toutefois, l’augmentation restera modeste, avec quelques euros supplémentaires par mois selon le montant de la pension. À noter : la hausse ne sera visible qu’à partir du versement du 9 février 2026, correspondant à la pension de janvier. Le plafond de la pension de base pour les salariés du privé est également relevé à 2 002,50 € brut mensuels.
Plafond de la pension de base et modalités d’augmentation
En 2026, la pension de base des salariés du privé ne pourra excéder 2 002,50 € brut par mois, soit 50 % du nouveau plafond annuel de la Sécurité sociale.
Ce montant s’obtient en calculant la moyenne des 25 meilleures années de salaire, mais certains dispositifs permettent de dépasser ce seuil. Les parents ayant élevé au moins trois enfants bénéficient d’une majoration de 10 %, et chaque trimestre travaillé au-delà de la durée requise ouvre droit à une surcote de 1,25 %.
Ce plafond ne s’applique pas aux retraites complémentaires Agirc-Arrco, ni aux fonctionnaires relevant de la CNRACL ou du régime de l’État, qui disposent de règles spécifiques.
Retraite complémentaire Agirc-Arrco et revalorisation des minima sociaux en 2026
Contrairement à la pension de base, la retraite complémentaire Agirc-Arrco ne bénéficiera d’aucune revalorisation en janvier 2026, après une hausse de 1,6 % intervenue en novembre 2024.
Son montant moyen s’établissait à 527 € brut mensuels en 2025, sans plafond imposé, permettant ainsi aux ex-salariés du privé de compléter leur revenu au-delà du maximum de la pension de base.
Parallèlement, la hausse de 0,9 % s’appliquera aux principaux minima sociaux : minimum contributif, ASPA, pensions d’invalidité, etc. Cette mesure vise à préserver le pouvoir d’achat des retraités les plus modestes, même si l’augmentation reste limitée dans un contexte d’inflation modérée.
Facteurs d’écart entre les pensions de retraite
Les disparités de pension entre retraités s’expliquent par plusieurs facteurs clés. La durée de carrière, le montant des salaires perçus, la présence d’une retraite complémentaire et la situation familiale jouent un rôle déterminant.
Par exemple, un ex-salarié ayant cotisé 170 trimestres et bénéficiant d’une surcote de 5 % pour une année supplémentaire de travail verra sa pension de base revalorisée au-delà de la hausse automatique.
De même, un parent de trois enfants profitera d’une majoration de 10 %, soit 200 € de plus pour une pension de 2 000 €. Enfin, l’absence de plafond sur la complémentaire Agirc-Arrco permet à certains profils d’atteindre des montants bien supérieurs à la pension de base seule.