La générosité des Français s’exprime particulièrement en fin d’année, période où les dons aux associations connaissent un véritable pic. Entre solidarité et incitations fiscales, de nombreux foyers choisissent de soutenir des causes variées, qu’il s’agisse d’aide aux plus démunis, de préservation du patrimoine ou de soutien à la recherche.
Comprendre les avantages fiscaux liés aux dons, les plafonds applicables et les démarches à suivre permet d’optimiser son engagement tout en maîtrisant son budget. Un geste solidaire qui, chaque année, prend une dimension particulière à l’approche des fêtes.
Les périodes clés et motivations des dons aux associations
Chaque année, les associations constatent une nette augmentation des dons à l’approche des fêtes, notamment en novembre et décembre, période durant laquelle plus de 40 % des contributions annuelles sont enregistrées.
Cette générosité s’explique d’abord par un élan de solidarité envers les plus vulnérables, mais elle est aussi encouragée par les avantages fiscaux offerts aux donateurs.
Les taux de réduction d’impôt : 66 % ou 75 % selon le type de don
La réduction d’impôt atteint 75 % pour les dons versés à des associations œuvrant directement auprès des personnes en difficulté, comme les Restos du Cœur, la Croix-Rouge ou le Secours populaire, dans la limite de 1 000 € par an.
Au-delà, le surplus bénéficie du taux de 66 %, applicable aux dons à des organismes d’intérêt général tels que la Ligue contre le cancer, l’AFM Téléthon ou la SPA, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
Cas particuliers : les dons à la Fondation du Patrimoine pour la sauvegarde du patrimoine religieux bénéficient temporairement du taux de 75 %, tout comme ceux destinés à l’aide aux victimes du cyclone Chido à Mayotte, avec un plafond relevé à 2 000 €.
Les démarches pour déclarer ses dons et bénéficier de la réduction d’impôt
Pour profiter de la réduction d’impôt, il convient de déclarer le montant des dons dans les cases appropriées de la déclaration de revenus : 7UD pour les dons aux personnes en difficulté, 7UF pour les organismes d’intérêt général, ou encore 7UJ et 7UO pour certains dispositifs spécifiques.
En ligne, ces cases sont accessibles à l’étape « Réductions et crédits d’impôt ». La réduction s’applique l’année suivant le don, avec un acompte de 60 % versé en janvier si vous en avez déjà bénéficié l’an passé.
Il est essentiel de conserver les reçus fiscaux, à présenter en cas de contrôle, et de s’assurer que le don n’a donné lieu à aucune contrepartie pour être éligible.
Les dons à l’étranger et le traitement des excédents
Les dons effectués à des organismes établis dans l’Union européenne ou l’Espace économique européen ouvrent droit à la même réduction d’impôt qu’en France, sous réserve que l’organisme soit agréé et que le pays ait signé une convention fiscale avec la France.
Pour les dons dépassant les plafonds spécifiques (1 000 € à 75 % ou 2 000 € pour certaines situations), la fraction excédentaire bascule automatiquement vers la réduction à 66 %, dans la limite de 20 % du revenu imposable.
Si ce seuil est lui-même dépassé, l’excédent peut être reporté sur les cinq années suivantes, permettant ainsi d’optimiser l’avantage fiscal sur plusieurs exercices consécutifs.